Bienvenue dans le monde
magique de
Embarquez pour un voyage fantastique pour
Avalon
Et si un simple voile séparait notre monde d’un autre, plus merveilleux ?
Et si la magie, les créatures imaginaires, les chevaliers et les enchanteurs existaient réellement ?
Suivez Martin Cinglepin, héros intrépide (et parfois un brin maladroit), à la rencontre d’alliés attachants et d’ennemis terribles. Entre quêtes farfelues et secrets très anciens, chaque détour du monde magique ouvre une porte sur l’incroyable !
Alors petits et grands, n’attendez plus et soulevez le voile : l’aventure commence ici.
Bienvenue dans le monde
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Embarquez pour un voyage fantastique pour
Avalon
Et si un simple voile séparait notre monde d’un autre, plus merveilleux ?
Et si la magie, les créatures imaginaires, les chevaliers et les enchanteurs existaient réellement ?
Suivez Martin Cinglepin, héros intrépide (et parfois un brin maladroit), à la rencontre d’alliés attachants et d’ennemis terribles. Entre quêtes farfelues et secrets très anciens, chaque détour du monde magique ouvre une porte sur l’incroyable !
Alors petits et grands, n’attendez plus et soulevez le voile : l’aventure commence ici.
Tomes
Martin Cinglepin et le chant d'Excalibur
Tome 1
L’été de ses douze ans, Martin se réjouit de passer ses vacances chez ses grands-parents, à la montagne.
Il se voit déjà manger les délicieux petits plats de mamie Jo et partir pour de longues balades avec son grand-père.
Oui, mais voilà, tout ne va pas se passer comme prévu ! Entre les cachotteries de ses grands-parents, la découverte d’une étrange maison sous un vieux pont, et cette entêtante mélodie qui ne le quitte pas, Martin va avoir bien du travail pour y voir plus clair.
Mais ce qu’il va découvrir dépassera tout ce qu’il avait bien pu imaginer !
Alors qu’un tout nouveau monde plein de magie s’offre à lui, Martin se retrouvera confronté à des situations toutes plus périlleuses les unes que les autres. Aux côtés de Gwen, sa nouvelle amie, et de Magnus, son oncle, Martin devra faire la lumière sur un complot aussi ancien que Merlin lui-même.
Martin Cinglepin et le joyau de Viviane
Tome 2
Un an s’est écoulé depuis que Mordred a essayé de voler Excalibur. Martin a maintenant treize ans et il continue sa petite vie à la Nouvelle-Camelotte. Mais voilà que le soir de Halloween tout bascule lorsque des gobelins les attaquent, lui et Gwen, en plein milieu de Lyon ! Comment ont-ils bien pu arriver jusqu’ici ? Qui les a envoyés ? Et qui est ce petit « Thäd » qu’ils ont laissé derrière eux ?
Autant de questions auxquelles Martin devra répondre tout en essayant de conjuguer le mariage de son oncle avec la quête imprévue que vient de lui confier la dame du lac ! Accompagné de nouveaux amis plutôt inattendus, Martin va devoir se lancer à la recherche du joyau de Viviane. Si celui-ci venait à tomber entre les mains de Mordred, alors l’avenir d’Avalon et de tout le monde magique serait compromis.
Martin Cinglepin et l'héritier des ombres
Tome 3
Alors que le monde magique traverse une crise historique depuis l’aventure du joyau de Viviane, Martin doit quitter la Nouvelle-Camelotte pour rejoindre Nid-de-Corbeaux, la plus grande école de magie d’Avalon.
Entre ses cours, la découverte du Majflag, un sport aussi fascinant que dangereux, et les étranges visions du passé qui l’assaillent, notre jeune héro devra apprendre à maîtriser ses pouvoirs… mais surtout ses émotions.
Heureusement, il n’est pas seul. Entouré de tous ses amis et d’une nouvelle alliée aussi redoutable qu’imprévisible, Martin se prépare à affronter les épreuves qui l’attendent. Car dans l’ombre, Mordred poursuit son œuvre, et une bataille terrible se profile.
Martin saura-t-il protéger ses amis et défendre Nid-de-Corbeaux contre l’assaut du Chevalier Noir ?
Mais surtout… réussira-t-il à déjouer la prophétie de «l’héritier des ombres» ?
1 – Le début des vacances
Il allait faire beau ce jour-là. Il n’était que sept heures et pourtant les rayons du soleil perçaient déjà par les interstices des volets de la chambre de Martin. Réveillé par la lumière, le petit garçon s’étira, grommela de devoir se lever si tôt pendant les vacances, puis esquissa un sourire lorsqu’il se souvint de quel jour il s’agissait. Il repoussa sa vieille couverture qui grattait, sortit une jambe, puis l’autre, se frotta les yeux, et finalement se leva de toute la modeste hauteur que lui procuraient ses douze ans.
Douze ans ! Aujourd’hui il avait douze ans ! Finalement les rayons du soleil lui parurent des bougies à souffler. Il se précipita à la fenêtre de sa chambre, tira le léger voilage, ouvrit la fenêtre, et claqua les volets si fort qu’il entendit sa grand-mère le gronder depuis le rez-de-chaussée.
Ne prêtant que peu d’attention aux réprimandes que mamie Jo semblait lui adresser, Martin respira à pleins poumons l’air bon et frais de la montagne. Ses yeux encore sensibles à la lumière firent le point et admirèrent le paysage. Magnifique. Sa chambre au premier étage du petit chalet de ses grands-parents donnait sur une vaste étendue de verdure et de fleurs des champs. Plus loin, les sapins et autres châtaigniers dessinaient l’orée d’une large forêt qui semblait acculée à la montagne.
Ravi par ce spectacle, Martin en oublia presque un instant qu’il était loin de tout ce qu’il adorait dans la vie : Ses parents, ses copains, sa console sur laquelle il pouvait passer des heures sans s’arrêter… Qu’allait-il faire ?
Soudain il se mit à réfléchir : « Ben oui, tiens ! Qu’est-ce que je vais faire ici pendant tout un mois ? », se dit-il. Martin adorait ses grands-parents, mais n’allait-il pas s’ennuyer ici ?
C’était la première fois qu’il allait passer autant de temps loin de la ville et de ses parents. Un petit nœud se forma dans son ventre. Il respira un grand coup puis retourna vers son lit. La petite chambre improvisée que lui avait bricolée papy Lucien dans l’ancien débarras lui avait d’abord paru bien misérable, mais il y avait si bien dormi qu’il lui trouvait à présent presque du charme.
Assis sur son lit, Martin admira les merveilles d’ingéniosité que son grand-père avait déployées pour transformer l’endroit en quelque chose d’accueillant. Il se rappelait encore quand cette petite pièce abritait tout le vieux bric-à-brac de ses grands-parents. Les vieilles chaussures de randonnée de papy et ses multiples bâtons de marche, les tas de couvertures raccommodées par mamie Jo, les objets divers dont il ne connaissait même pas l’utilité, bref tout un tas de vieux machins dont un garçon de douze ans se fichait éperdument.
La pièce avait été totalement vidée, les étagères démontées, la poussière époussetée, seuls subsistaient une petite table de chevet et un gros coffre en bois que Martin se rappelait avoir vaguement vu une fois dans le débarras. Fort de son expérience d’ancien menuisier, papy Lucien lui avait fabriqué un mignon petit lit en bois qu’il avait pris un malin plaisir à sculpter de fleurs et de paysages de montagne. Comme sa mamie le disait souvent, il avait de l’or dans les mains cet homme-là ! Sa grand-mère avait, quant à elle, participé dans le domaine de la décoration. Dur de ne pas remarquer les petits tableaux peints sur bois qui représentaient toute la faune et la flore des montagnes : Marmottes, chamois, bouquetins, edelweiss… Il y en avait tellement, que pratiquement plus aucun pan de mur n’était visible, c’en était presque oppressant.
Martin se gratta la joue et posa son regard sur le lit que sa grand-mère avait jugé bon de parer de vieux draps en flanelle ainsi que d’une grosse couverture usée qui grattait terriblement, mais qui, une fois bien enroulé dedans, vous procurait une chaleur exquise.
Il s’habilla avec hâte et se jeta sur la vieille porte de sa chambre-débarras qu’il ouvrit en trombe. Il dévala les escaliers quatre à quatre et se précipita dans la petite cuisine où mamie Jo préparait le petit déjeuner. Arrivé à l’entrée de la pièce, Martin ralentit et se réajusta. Il passa ses mains dans ses cheveux afin d’essayer de plaquer un vilain épi au milieu de sa broussailleuse tignasse brune, puis, après avoir vérifié qu’on ne remarquait pas trop qu’il n’avait pas fait sa toilette, alla tranquillement s’asseoir à la petite table de la cuisine. Mamie Jo était à côté de l’ancien poêle à bois dont elle se servait encore pour faire bouillir sa vieille casserole toute bosselée dans laquelle elle faisait ses infusions maison. Mamie Jo était une femme de fort petite taille, à peine plus grande que Martin à vrai dire. Elle était si petite que Papy l’appelait son « p’tit sucre ». Toute menue, elle paraissait toujours surexcitée. Son énorme chignon faisait paraître sa tête encore plus petite et ressemblait à un gros nid poivre et sel. Ses petits yeux en amande cachés derrière une grosse paire de lunettes rondes, débordaient de malice.
Elle sauta du petit marchepied qui lui permettait de cuisiner sur le plan de travail, agrippa un vieux torchon à fleurs et attrapa la casserole sur le poêle. Elle se dirigea vers Martin en sautillant et versa une bonne dose de « tonic des marmottes » dans son bol. Une bonne odeur de miel et de plantes chatouilla les narines de Martin. Il ne savait pas du tout ce que sa grand-mère mettait dans ses infusions, mais ce qui était sûr c’était qu’elle savait vraiment y faire ! Papy aimait appeler ça du « bonheur liquide ».
— Tu préfères des tartines ou tu veux un petit morceau de mon gâteau, mon chéri ? demanda mamie Jo de sa voix douce et aiguë.
Le choix était dur. Les tartines de sa grand-mère c’était de la confiture de myrtilles maison sur de grosses tranches de pains de campagne bien croustillantes, mais le gâteau, on aurait cru à un banal cake aux fruits, pourtant fait par les mains de mamie, c’était une bouchée de paradis.
— Je peux avoir un petit peu des deux ? demanda Martin.
Sa grand-mère esquissa un petit sourire espiègle et lui répondit :
— Tu ne perds pas le nord toi hein ?
Elle se retourna puis sauta de nouveau sur son petit marchepied. Cette fois-ci elle attrapa une assiette dans laquelle se trouvaient une belle grosse tartine déjà toute prête ainsi qu’un copieux morceau de cake aux fruits.
— Je savais bien que tu me demanderais les deux ! sourit mamie Jo.
Elle posa l’assiette à côté du bol de Martin qui se saisit aussitôt de la grosse tartine et la croqua. La bouche pleine de confiture de myrtilles, il se tourna vers sa grand-mère qui s’était remise à la tâche ; elle préparait déjà les ingrédients de son repas de midi.
— Où est papy Lucien ? demanda Martin en essayant de ne pas éparpiller tout ce que sa bouche contenait.
— Il est sorti il n’y a pas longtemps pour aller aux champignons avec Kador. Il n’est pas bien loin je pense, si tu te dépêches tu pourras le rattraper, répondit mamie sans même se retourner.
— Il a emmené Kador ? Je me disais bien que je ne l’avais pas entendu aboyer ce matin celui-là ! dit Martin qui n’avait pas attendu pour remettre une belle portion de tartine dans sa bouche.
Kador était le chien des grands-parents de Martin. C’était un gros Bouvier bernois au tempérament lent et affectueux. Un tantinet baveux, il était pourtant le passe-temps préféré de Martin quand il rendait visite à ses grands-parents. Il passait des heures à jouer avec lui, à le caresser devant la cheminée, à poser sa tête sur son ventre bien rond tout en lisant un bon livre. Hormis mamie et papy, Kador était un peu le seul ami de Martin à des kilomètres à la ronde.
Il se pressa de finir son déjeuner en manquant de s’étouffer avec le dernier morceau de cake de l’assiette. Il sauta de sa chaise, se rua vers sa grand-mère et lui fit un petit baiser sur la joue.
— Je file vite les rejoindre ! dit Martin qui courait déjà vers l’entrée.
Il franchit la porte de la cuisine, puis passa devant la cheminée du salon tout en contournant la massive table en chêne ronde qui trônait en plein milieu de la pièce. Martin passa si vite qu’il faillit emporter le vieux napperon brodé, ainsi que le gros vase rempli de fleurs qui y était posé.
— Attends ! entendit-il crier derrière lui.
Martin freina si fort son élan qu’il manqua de tomber, fort heureusement sa main avait déjà agrippé la poignée de la porte d’entrée. Il se retourna et vit sa grand-mère lui faire un signe. Elle pointait du doigt un gros paquet cadeau posé tout contre l’âtre de la cheminée que Martin n’avait même pas remarqué lors de son passage éclair. Le paquet était soigneusement emballé dans un papier cadeau à fleurs typique de mamie Jo, et un large ruban mauve en faisait le tour pour se terminer par un nœud qui ressemblait à un gros bonbon.
— Tu croyais vraiment que nous avions oublié ton anniversaire, mon chéri ? dit mamie.
Martin fit un large sourire et se rua sur sa grand-mère pour la serrer fort dans ses bras. Il lui fit un petit baiser et se dirigea vers son cadeau. Soudain il s’arrêta, trahissant une légère réflexion.
— Je devrais peut-être attendre plus tard que papy soit là ? demanda-t-il à sa grand-mère.
Martin se retourna pour regarder sa grand-mère, celle-ci semblait approuver. Ravi de constater que ses grands-parents ne l’avaient pas oublié, il reprit donc la direction de l’entrée. Il enclencha la poignée et tira la porte qui lui avait toujours paru si lourde. Le paysage était superbe. Martin s’assit sur le sol de la terrasse de vieilles pierres et enfila les grosses chaussures de marche que ses parents lui avaient offertes juste avant son départ pour la montagne. Il se releva et se dirigea vers le petit portail de bois sculpté de la maison, puis se précipita vers la grande clairière qui jouxtait l’impressionnante forêt de pins et de châtaigniers. Respirant l’air frais de la montagne, Martin se surprit à siffloter en traversant les épaisses touffes de fleurs des champs.
On n’avait pas tout ça en ville. Certes, il y avait beaucoup de choses à faire quand on vivait en métropole, mais Martin avait toujours adoré les moments d’évasion que lui procurait le chalet de ses grands-parents.
Il s’était toujours senti proche de la nature, il y était plus à l’aise, moins stressé que par le rythme enivrant de la vie citadine, par le bruit incessant des voitures et de leurs klaxons. Savourant son grand bol d’air campagnard ainsi que le parfum sucré des fleurs, Martin continua d’avancer dans la clairière. Il entendit soudain le petit cri strident caractéristique d’une marmotte et, par jeu, tenta de lui répondre. Bien évidemment la petite créature n’eut pour seule réponse qu’un long silence. Tant pis, se dit Martin qui continua son chemin.
Il arriva enfin à l’orée de la forêt. Il se retourna et posa son regard sur la maison qui se trouvait à quelques centaines de mètres un peu plus bas, elle paraissait toute petite et insignifiante, mais si paisible. Il se décida à entrer dans les bois, non sans être un peu intimidé par la pénombre qu’offraient les grands pins. Il prit une grande inspiration et avança. Il entendait déjà la clochette que Kador portait autour du cou, lui et papy ne devaient pas être bien loin.
Pour un enfant de douze ans, l’endroit était quelque peu effrayant. Plus il avançait sur le sol d’épines, et plus la lumière éclatante du soleil de juillet avait du mal à filtrer à travers les branches des gigantesques conifères. L’air était chargé d’odeurs familières. Des odeurs que Martin adorait. La senteur sucrée de la résine des pins se mêlait subtilement à celle de la mousse encore mouillée de rosée, mieux, il sembla au jeune garçon que la fragrance si spéciale des champignons taquinait déjà son nez en trompette. Écartant les branchages sur son passage, il essaya de se repérer au fameux son de la clochette du molosse. Le sol avait changé. D’épines de conifères il était passé à mousseux et argileux, un terrain de choix pour un amateur de cèpes ! Il trouverait vite papy Lucien c’était certain, l’endroit était trop propice à la cueillette. Et pourtant au fond de lui il ne pouvait s’empêcher d’éprouver une légère anxiété. Le fait d’être seul comme ça au milieu de cette ambiance pesante, et surtout c’était bien la première fois qu’il partait seul rejoindre son grand-père. N’avait-il pas eu là un excès de confiance en lui ? Ses douze ans lui avaient-ils donné tant de courage ?
Il faut dire aussi que papy Lucien était si secret sur ses fameux « coins à champignons », il y avait de quoi être un peu stressé.
S’étant rassuré quelque peu, Martin ravala ce petit nœud qui avait serré sa gorge l’espace d’un instant et se remit en quête de son grand-père.
Il lui fallut encore une bonne dizaine de minutes avant d’enfin entendre la voix si familière de papy Lucien. C’était bizarre. Il semblait en grande conversation avec quelqu’un. Si la voix toute particulière de son grand-père ne faisait aucun doute pour Martin, l’autre voix, plus rauque et pataude, ne lui disait absolument rien. Qui diable avait-il bien pu amener avec lui pendant ce moment sacré qu’était la cueillette des bolets ? Papy avait toujours été si mystérieux avec ses escapades dans les bois ! Il était même allé jusqu’à bander les yeux de Martin, et ce à plusieurs reprises, pour que ce dernier ne sache pas retrouver le sanctuaire de fortune. L’idée que son grand-père ait pu partager ce si grand secret avec quelqu’un d’autre le fit rougir de colère l’espace d’un instant. Le poing serré et les sourcils froncés, le jeune garçon avança vers les voix d’un pas plus lourd, faisant jaillir les gouttes d’eau toutes fraîches du sol mousseux.
L’air humide des bois le faisait renifler. Il sortit alors de sa poche un vieux mouchoir en tissu à carreaux que sa grand-mère lui avait donné la veille et qu’elle avait pris soin d’imprégner de lavande. Il se moucha alors de toutes ses forces, produisant un bruit semblable à un vieux clairon. Le son fit sursauter quelqu’un juste derrière Martin.
— Bon Dieu, gamin ! Veux-tu donc me faire mourir de peur ?!
C’était son grand-père. D’une taille plus grande que mamie Jo, il restait néanmoins plutôt petit, mais était bâti comme un chêne. Ses larges épaules portaient une tête carrée au visage buriné et poilu. D’impressionnants sourcils broussailleux cachaient presque ses yeux d’un bleu perçant.
De grosses moustaches tombantes et négligées recouvraient totalement sa bouche, lui donnant l’air d’un vieux morse. Coiffé d’un béret aussi large qu’une grosse pizza, il portait une vieille chemise en flanelle rouge et un pantalon en velours côtelé qu’une paire de bretelles aidait à tenir en place. D’une main il tenait un long bâton de marche sculpté en forme de girolle, de l’autre un panier en osier déjà bien rempli de bolets bruns.
Martin manqua de tomber à la renverse tant la surprise fut grande.
— Alors gamin, tu as perdu ta langue ? dit le vieil homme tout en regardant son petit-fils avec un drôle d’air.
— Hein, euh, non ! Désolé papy, je ne t’avais juste pas vu, tu m’as fichu une trouille bleue ! répondit le garçon sans se démonter.
Le vieil homme laissa éclater un rire sonore. Derrière lui, avançant tant bien que mal dans les ronces et les myrtilles, se trouvait ce bon vieux Kador. Le pauvre semblait mener un combat de chaque instant pour ne pas perdre une touffe de poils supplémentaire sur les épines des branchages. Il rejoignit Martin et se frotta illico presto à lui pour lui réclamer une bonne caresse. Il n’en fallut pas plus au jeune garçon pour s’exécuter et prendre dans ses mains la grosse gueule de son ami et le câliner. Tout en prenant bien soin d’éviter les babines humides de Kador, Martin releva la tête vers son grand-père et, de l’air le plus détaché qu’il pouvait, lui demanda :
— Dis-moi papy, il y avait quelqu’un avec toi ?
Papy Lucien leva un sourcil broussailleux en signe d’interrogation.
— Quand je te cherchais, je t’ai entendu parler avec quelqu’un, et je me demandais qui ça pouvait bien être étant donné que même moi je n’ai pas la chance de connaître tes coins à champignons ! lâcha Martin avec un sourire qui se voulait provocateur.
— Bon sang gamin, ne serais-tu pas jaloux ? répondit le vieil homme dont les yeux bleus éclatants avaient complètement disparu derrière un épais mur de poils.
Martin répondit par un léger rictus et secoua vivement la tête pour affirmer que non. Les mains toujours occupées à flatter le gros chien, le jeune garçon se sentit soudain un peu bête. Bien sûr qu’il était jaloux ! Mais comment l’avouer ? Un petit peu penaud, il cacha son visage qui avait viré au rouge vif dans l’épaisse fourrure de Kador, simulant un gros câlin.
— Si tu tiens vraiment à savoir jeune homme, j’étais tout seul. Enfin, avec ce bon gros bêta de chien, lança papy, une grosse main ridée tendue vers le molosse.
— J’ai pourtant bien entendu deux voix ! Ou alors je deviens fou…
Le chien se mit à aboyer au pied de Martin, sautant comme un beau diable. Le jeune garçon ne savait pas très bien s’il voulait jouer ou s’il essayait de lui dire quelque chose. Il paraissait soudain bien excité et heureux.
— Ton imagination te joue des tours, gamin, répondit le vieil homme. Avec toutes les bêtises que tu regardes à la télé, te retrouver ici tout seul a dû te ficher une sacrée trouille ! lança-t-il, son sourire à peine visible derrière sa grosse moustache de morse.
De rouge de honte, Martin passa au cramoisi ! Il était si vexé que papy Lucien lui fasse cette remarque ! Il tenta de dissimuler sa colère, mais hélas pour lui son grand-père ne le connaissait que trop bien. Ce dernier l’attrapa et lui pinça la joue du bout de ses gros doigts carrés. Le garçonnet esquissa un sourire, le vieil homme avait déjà à moitié gagné. Il le ramena à lui et le serra contre sa bedaine. En un clin d’œil la colère s’envola.
— Allez viens je vais te montrer un de mes meilleurs coins pour les bolets ! dit papy.
Tous deux s’enfoncèrent un peu plus dans les bois, crapahutant à travers la mousse et les ronces. Martin affichait un sourire rayonnant. Papy Lucien avait enfin montré à son petit-fils l’un de ses fameux sanctuaires, et le gros panier d’osier, dont il avait confié la responsabilité à Martin, était rempli à ras bord de succulents champignons. Il imaginait déjà la délicieuse tourte que mamie Jo allait cuisiner ce soir. Les vacances commençaient bien !
Prologue.
L’immense reptile noir se posa lourdement sur le sol rocheux et stérile. Ses grandes ailes battaient l’air, soulevant de puissantes bourrasques. Des volutes de fumée s’échappaient de ses naseaux frémissants, trahissant sa fureur. Un filet de sang goûtait sur le côté droit de sa gueule où l’un de ses immenses yeux rouges avait été percé. Le dragon se trouvait au pied d’une gigantesque falaise de pierres noires, la contemplant de bas en haut comme s’il s’agissait d’un édifice. Enfin, il poussa un terrible rugissement qui fit trembler l’ensemble du paysage désolé. Il y eu alors un bruit de craquement sourd, comme celui d’un glacier qui se crevasse juste avant l’avalanche. La falaise noire s’ouvrait littéralement devant la bête, comme la porte millénaire d’une immense citadelle qui l’inviterait à entrer. Une lumière bleue mêlée à un épais brouillard s’échappait de l’ouverture, lui donnant un aspect fantomatique des plus saisissants. Puis le silence revint. Seul persistait la plainte du vent dans ces contrées inhospitalières.
Soudain, des silhouettes diffuses se dessinèrent dans la brume. Quelque chose venait à la bête, comme appelé par elle. Des centaines, voire des milliers de petits gobelins émergèrent en rangs d’oignons de la falaise. Courtes sur pattes, les créatures avaient à peu près la même taille que les leprechauns des arcs-en-ciel, cependant elles étaient bien plus laides. Tout chez eux inspirait le dégoût, de leurs nez crochus à leurs grandes oreilles pointues, de leurs vilaines pustules au teint verdâtre de leur peau. Les créatures portaient toutes des lances et des épées rouillées qu’elles tenaient bien fermement entre leurs doigts maigrelets et griffus. Le grand dragon noir les regarda l’encercler, impassible. Un bruit grinçant fit lever son seul œil valide.
Plusieurs gobelins tiraient avec peine un grand chariot de bois sur lequel reposait un énorme trône de bric et de broc. Dessus, assis bien confortablement, se tenait une créature difforme et obèse. Une sorte de gobelin géant dont le visage effrayant était surmonté d’une grosse couronne grotesque. Le chariot s’arrêta brusquement sur ordre du roi, remuant son impressionnante bedaine.
—Que me vaut cet honneur, sir Mordred ? Demanda le gros gobelin d’un ton ironique.
—Tu dois en avoir une petite idée. Grogna le dragon.
—En effet. Répondit-il. Je suppose que vous voulez récupérer votre chère demeure d’antan, n’est-ce pas ?
—On ne peut rien te cacher, Gruüb.
—Cependant, votre altesse, il ne vous aura pas échappé que la gérance des lieux est passée entre mes mains.
—La forteresse de Sombrume est la demeure de Morgause, ta maîtresse !
—Et elle n’est plus là. Répondit simplement le gobelin.
—Je suis son héritier, cet endroit me reviens donc de droit ! Vociféra Mordred.
—Je comprends bien. Sourit le roi. Mais vous comprendrez aussi que cela fait mille cinq cents ans que cette forteresse est la nôtre. Après la chute de votre mère, elle a abrité mon peuple. Nous étions le gros de son armée, rappelez-vous. Nous avons été chassés, exterminés… Nous ne devons notre survis qu’à cet endroit et à un armistice vieux de mille ans… Vous voyez, si vous faites bien le calcul nous avons encore combattu cinq cents ans après la défaite de Morgause. Avouez que c’est honorable. Et pour quelle récompense ? Aucune ! Alors, mon bon sir, je pense que la forteresse de Sombrume nous revient de droit bien plus qu’à vous.
Le dragon grogna imperceptiblement. Sa gueule frémissait, laissant entrevoir ses crocs tranchants. Puis, il baissa la tête, comme admettant sa défaite face au roi des gobelins. Ce dernier esquissa un sourire triomphant. Mais soudain, Mordred releva son imposante gueule, son œil valide braqué sur le roi. Gruüb n’eut pas le temps de donner l’ordre à ses guerriers d’attaquer que déjà le dragon crachait son souffle de flammes sur toute une rangée de gobelins. Les petites créatures se tordirent de douleur en se consumant devant les yeux de leur monarque. Cédant à la fureur, Mordred continua de cracher du feu, encore et encore, faisant passer des centaines de gobelins de vie à trépas. Gruüb fit signe à ses serviteurs de le tirer vers l’intérieur, mais il était trop tard, le dragon l’avait déjà encerclé de ses flammes. Il y eu un gros claquement sonore accompagné de fumée noire. Mordred venait de reprendre forme humaine et marchait calmement vers le roi des gobelins. Son visage, strié d’une balafre sanguinolente, paraissait plus déterminé que jamais. Six des serviteurs de Gruüb lâchèrent les cordes qui leur permettaient de tirer le chariot et se ruèrent vers le chevalier noir, épées au clair. D’une passe de main, Mordred les fit léviter. Il les fit s’empaler entre eux, contrôlant leurs membres comme un marionnettiste aux fils invisibles. Les six corps retombèrent lourdement sur le sol comme de vulgaires sacs de pommes de terre, sous le regard terrifié de leur roi. Mordred leva sa main droite et se fut alors au tour de Gruüb de flotter dans les airs, le sortilège ignorant son poids. Une étreinte magique enserra le goitre de son cou.
—Tu as le choix. Me rendre ce qui m’appartient et être à mes côtés quand ma mère reviendra, ou… mourir.
Le gobelin ne pouvait presque plus respirer et les vaisseaux sanguins de ses yeux commençaient à éclater les uns après les autres. Il essaya néanmoins de parler.
—B… Bienvenue à la maison, votre altesse.
Mordred sourit. Il desserra son étreinte et le corps de Gruüb retomba sur son trône de bric et de broc. Ce dernier massa son cou douloureux en toussotant, puis porta sa main droite à sa tête pour se saisir de sa couronne. Il l’ôta et la fit doucement rouler aux pieds du chevalier noir qui l’écrasa d’un coup sec. Les milliers de gobelins restants se prosternèrent alors devant leur nouveau roi. Même le sang qui coulait sur son visage ne pouvait cacher la satisfaction de Mordred.
—Maintenant relève toi et fais entrer nos troupes. Dit le chevalier noir.
Gruüb s’inclina humblement, invitant son maître à le suivre. Six gobelins vinrent remplacer ceux tombés au combat pour tirer son chariot. Mordred se contenta de suivre calmement son nouveau subordonné, tandis que les cohortes de petites créatures lui emboîtaient le pas pour entrer dans la forteresse.
Mordred s’engouffra dans le grand halo luminescent. La falaise de pierres noires se referma doucement derrière lui avec le même bruit assourdissant que lorsqu’elle s’était ouverte. Le chevalier noir ne pouvait s’empêcher de sourire en se retrouvant dans cet endroit qu’il connaissait si bien. Cette demeure avait été la sienne et celle de sa mère lors de leurs conquêtes. Elle avait été érigée par la magie de Morgause après que celle-ci eut appris la mort de son mari, Vortigern. Folle de rage et de tristesse, la sorcière avait alors embrassé son funeste destin et s’était repliée sur la presqu’île de Sombrume pour y bâtir son empire de désolation.
Rien n’avait changé. Excepté l’odeur fétide des gobelins, tout était à l’identique. Les immenses colonnes, qui soutenaient un plafond digne des plus belles cathédrales, émettaient une étrange lueur spectrale censée illuminer les lieux. Des morceaux d’étendards en lambeaux flottaient au grès d’un souffle léger qui balayait la forteresse. De part et d’autre du chemin, de grands braseros faisaient brûler des flammes vert-bleues, apportant un peu de chaleur au milieu de la roche brute. Mordred traversait les pièces sous les regards furtifs des gobelins qui prenaient bien soin de s’écarter sur son passage. Il arriva enfin devant un gigantesque escalier circulaire dont il était impossible de voir la fin.
—Je vais vous attendre ici, sir. Dit Gruüb du haut de son chariot. Cela fait bien longtemps que nous ne sommes pas monté… À vrai dire, depuis la défaite de votre mère…
—Tant mieux… Murmura Mordred.
L’ascension était longue, mais le chevalier noir n’avait pas l’air de s’en soucier. La blessure de son œil s’était remise à saigner et de petites goûtes écarlates tombaient sur les marches à mesure de sa progression. Tout en montant, il porta une main à son visage, pour essuyer le sang qui coulait. Il repensa alors à la personne à qui il devait cette balafre. Comment un gamin avait-il pu venir à bout du grand Mordred ? Comment cet enfant de douze ans avait pu s’emparer d’Excalibur ? Le jeune garçon lui avait pris un œil et, d’un coup de génie, l’avait téléporté bien loin d’Avalon grâce à une pièce magique. Mordred s’était retrouvé dans la grotte de Fickletrotter le passeur, seul. Le leprechaun avait déserté les lieux, prenant bien soin de prendre avec lui l’intégralité de son trésor. Le chevalier noir avait été très affaibli… mais c’était bien le sous-estimer que de penser qu’il mettrait du temps à se sortir de là. À peine s’était-il échappé de la grotte du passeur qu’il s’était métamorphosé en dragon et s’était envolé à la recherche de son ancienne forteresse. Deux jours… cela lui avait pris seulement deux jours… un laps de temps durant lequel il ne s’était guère occupé d’autre chose. Il avait à peine mangé, avait à peine dormi. Mais surtout il ne s’était pas occupé de sa blessure et celle-ci avait du mal à guérir. Après tout, elle avait été infligée par l’épée des rois.
Le chevalier noir s’arrêta. Une vague de rage montait en lui, le submergeait. Il frappa le mur de sa main couverte de sang, laissant une trace poisseuse sur la roche d’obsidienne. Puis il reprit son ascension jusqu’à arriver enfin devant une grande porte de pierre. Elle était entièrement recouverte de toiles d’araignées et de moisissures, preuve que Gruüb n’avait pas menti sur le fait que personne ne l’avait franchi depuis bien longtemps. Mordred leva ses mains, essayant de pousser la porte par magie. L’effort était considérable, mais la porte s’ouvrit tout doucement.
La poussière qu’avait soulevée l’ouverture de la porte se dissipa lentement. Mordred entra, ses pas résonnants dans la grande pièce circulaire. Il leva une main et toutes les torches de la salle s’allumèrent par magie. L’endroit était une réplique exacte de la salle du trône de la Nouvelle-Camelotte si ce n’est qu’elle était entièrement noire. Une grande table ronde en pierre comme celle du roi Arthur se trouvait en plein milieu, toute entouré d’imposants sièges de roche brute. Au milieu, en lieu et place du bassin de vérité, se trouvait un très grand brasero dont les braises verdoyantes palpitaient comme un cœur au repos. Dominant l’ensemble, un trône était érigé dans le fond de la salle. Il avait la forme d’une immense main griffue de pierre noire dont l’assise n’était autre que la paume.
Mordred s’avança vers la grande table et l’effleura du bout des doigts. De nombreux souvenirs lui revenaient. Il déchira un petit morceau de sa tunique et essuya le sang de sa blessure avec. Il fit une boule avec le tissu empourpré, et la jeta dans le brasero. D’immenses flammes vertes s’élevèrent, si grandes qu’elles léchèrent le plafond de la pièce. Et soudain, un visage apparut dans ce tumulte, celui d’une femme incroyablement belle.
—Bonjour, mère. Cela fait bien longtemps. Dit Mordred à genoux.
—Mon fils ? C’est bien toi ? Demanda l’image.
—Oui, mère. Je vous convoque depuis notre demeure, grâce au brasero des âmes.
—Je vois. Répondit Morgause. Si tu es réveillé c’est que mon sortilège a fonctionné et que mille cinq cents ans ont passé.
—Oui, mère.
—Quelle est cette balafre sur ton visage ? Demanda-t-elle.
—Une blessure faite par… Excalibur, mère.
—Comment ??? Hurla-t-elle alors que les flammes avaient doublées de volume.
—J’ai… j’ai tenté de m’en emparer. Mais j’ai échoué par orgueil, mère.
Une expression de rage contenue passa sur le visage fantomatique de Morgause.
—Tu devais revenir à la forteresse dès ton réveil, Mordred, et me convoquer pour que nous puissions mettre tout en place, et non tenter de voler Excalibur !
—Je sais, mère. Répondit le chevalier noir en fixant le sol. Mais à mon réveil j’étais faible. J’ai dû me nourrir de magie abondamment avant d’être de nouveau prêt.
—Et pour quel Résultat ?! Siffla Morgause, ironique. Comment cela est-il arrivé ? Reprit-elle en désignant la balafre du regard.
—Un enfant, mère. Un enfant de douze ans a réussi à prendre l’épée des rois, elle semble lui obéir…
—Un simple enfant t’a mutilé de la sorte ?! Un descendant d’Arthur ? Vociféra-t-elle.
—Non, mère. Il se dit être le descendant de…
—De qui ? Eh bien parle ! Hurla-t-elle, impatiente.
—De Merlin, mère.
L’expression de Morgause changea du tout au tout. De la colère elle passa à une surprise non dissimulée.
—C’est impossible. Mon frère n’a jamais voulu d’héritier. Il ne voulait pas transmettre notre pouvoir.
—Et pourtant, mère, j’ai réellement senti un lien avec ce jeune garçon. Un lien au-delà de la magie, un lien du sang.
—Misérable menteur que mon frère. Il aurait finalement eu un héritier dont la lignée aurait persisté… Il faudra s’en débarrasser. Dit-elle, presque pour elle-même.
—C’est bien ce que je pense, mère.
—Seulement maintenant que tu as voulu t’emparer de cette maudite épée, les défenses de la Nouvelle-Camelotte ne se laisseront plus si facilement bernées.
—Je suis désolé, mère. J’ai néanmoins tué le roi… son fils lui succédera dans quelques jours… Dit-il.
Morgause esquissa un léger sourire. Son fils venait de marquer un point.
—Intéressant. Dit-elle. Un monarque inexpérimenté, un climat de peur, l’héritier de mon frère encore trop jeune pour représenter une réelle menace, les cartes ne sont pas si mal distribuées finalement.
—Quelles sont vos directives, mère ? Demanda enfin Mordred.
—Tu dois bien comprendre, mon fils, que la précipitation est le pire ennemis d’un plan bien exécuté. Prends ton temps. Constitue-toi une armée. Trouves de nouveaux partisans. Infiltre-toi jusqu’aux plus hautes strates de la société. Rebâtis notre empire dans le plus grand secret.
—Bien, mère.
—Ensuite, le plus important de tout, mon fils, sera de me libérer de cette prison ! Tu devras y consacrer toutes tes forces.
—Pour cela il me faut la carte, la clé, et l’épée. Dit Mordred.
—De quoi parles-tu ? Demanda Morgause qui semblait ne pas comprendre.
—Grâce à d’anciens écrits, j’ai appris que Merlin avait laissé derrière lui le moyen de vous libérer. Sûrement avait-il lui aussi une idée pour son descendant. Il y aurait une carte qui mène à la cachette du Graal, une clé pour ouvrir le coffre de Galahad, et enfin Excalibur, qui serait la seule chose assez puissante pour briser la coupe.
—Je vois. Sourit-elle. C’est donc pour cela que tu voulais tant cette épée.
—Oui, mère.
—J’ai peut-être été un peu dure avec toi finalement. Dit la sorcière. Il faudra donc que tu t’empares de ses trois reliques. Mais je te le répète, mon fils, tu dois apprendre la patience. Tu dois savoir frapper au bon moment.
—Oui, mère.
—As-tu la moindre idée d’où peuvent se trouver ces artefacts ?
—Pour Excalibur, je pense qu’il me suffira de trouver le garçon pour m’en emparer. Pour les deux autres… pas vraiment… seulement des pistes.
Le chevalier noir eut un léger rictus, puis il porta une main à sa blessure, et hésita.
—Mère… Cette blessure… Elle ne cesse de saigner… elle ne semble pas vouloir se refermer.
—C’est normal, mon fils. Cette balafre n’a pas été faite par n’importe quelle lame. Répondit le visage enflammé de Morgause. Rien ne peut la guérir à part… moi. Mais je te préviens la douleur sera insupportable.
—Faites donc, mère, je vous en prie. Supplia Mordred comme un enfant.
Les flammes s’animèrent davantage. L’une d’elles avançait droit vers Mordred, comme une sorte de main enflammée fantomatique.
—Ce que la magie de mon frère a fait, moi seule peut le défaire. Ce qui est vrai dans ce sens l’est aussi dans l’autre. Ainsi marche notre magie, ainsi est notre dualité.
La grande flamme verte lécha le visage du chevalier noir juste à l’endroit où se trouvait sa blessure. Mordred émit un cri si puissant qu’il fit vibrer la citadelle toute entière. Il frappait le sol de ses poings tout en gémissant, les dents serrées. La flamme avait certes cautérisée la balafre, mais elle avait également laissé de vilaines traces de brûlure.
—M… Merci, mère. Dit-il enfin, alors que Morgause assistait au spectacle sans ciller.
—Maintenant mets-toi au travail. Répondit-elle. Mon pouvoir est incroyablement limité dans cet état, mais tu pourras toujours me convoquer au besoin.
—Très bien, mère.
—Je te fais confiance, Mordred, ne me déçois pas !
Le visage enflammé de Morgause disparut aussi vite qu’il était apparu, laissant le chevalier noir seul. Il toucha son visage là où la flamme l’avait brûlé, puis remonta le capuchon de sa cape sur sa tête, comme pour cacher la plaie boursouflée. Il se leva lentement, et se dirigea vers le trône griffu où il finit par s’asseoir. Son œil valide se posa sur les arches qui entouraient la pièce, remplaçants les gradins qui se trouvaient dans la salle du trône originelle de la Nouvelle-Camelotte. Il prit une grande inspiration pour se donner le plus de contenance possible, et frappa dans ses mains. Toutes les arches s’illuminèrent instantanément. Il posa ensuite les deux mains sur son trône, attendant manifestement que quelque chose se passe. Soudain, l’un après l’autre, des chevaliers en armures noires franchirent les portails. Ils s’avancèrent vers le centre de la pièce, où se trouvait la table ronde, et prirent place sur chacun des sièges de roche brute. Ils se décapuchonnèrent ensuite, et l’un d’eux prit la parole.
—C’est un véritable plaisir de vous retrouver ici, sir. Nous étions dans l’attente de vos ordres. Dit le chevalier d’une voix lente et sifflante.
—Je n’en attendais pas moins de toi, Accolon. Répondit Mordred.
—Notre nouvelle recrue semble… intimidée par les lieux. Sourit Accolon.
—Est-ce vrai, sir Lancelot ? Demanda Mordred d’une voix faussement douce. Mais pouvons-nous décemment continuer à vous appeler ainsi ?
—Je… Balbutia Lancelot, qui ne savait plus où se mettre. Je suppose que non.
—Vous serez donc sir Mevan, le sans nom. Continua Mordred.
—Mais… mais mon nom ?! C’est pour lui que je me suis battu et que j’ai trahi le roi.
—Et vous avez fui devant Gauvain, me laissant seul. Estimez-vous heureux que ma sanction ne s’arrête qu’à un titre. Répondit Mordred d’un ton sans réponse.
Sir Mevan baissa les yeux, à mi-chemin entre colère et honte.
—Vous récupérerez votre titre, et tout ce qui vous a été promis, le jour où Morgause récupérera le trône d’Avalon ! En attendant, messieurs, nous avons du travail.
—Et par quoi commençons-nous, sir ? Demanda Accolon, avide.
Mordred prit un moment pour réfléchir. Il passa longuement sa main sur son impressionnante balafre, et répondit :
—Martin Cinglepin !
Personnages
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Martin Cinglepin
Héro malgré lui
Martin est, à première vue, un garçon comme tant d’autres. Il grandit à Lyon auprès de ses parents, fréquente l’école sans grande passion, et rêve déjà des prochaines vacances en Savoie, chez ses grands-parents. C’est là, dans leur petit chalet d’Aillons-les-Mousses, qu’il se sent le plus heureux, au cœur des montagnes, entouré de forêts et de sentiers qu’il connaît par cœur.
Tout bascule le jour de son douzième anniversaire. Martin apprend que sa famille est issue d’Avalon, l’île légendaire et qu’un voile, tissé par Merlin lui-même, dissimule ce monde aux yeux des simples humains…
Naïf et souvent hésitant, mais profondément amical, Martin n’a rien d’un héros en apparence. Pourtant, son cœur sincère et sa curiosité vont le pousser à franchir les frontières invisibles du monde connu. À travers les rues de la Nouvelle-Camelotte, capitale de ce royaume extraordinaire, il découvrira autant d’alliés précieux que d’ennemis terrifiants.
Son destin, qu’il le veuille ou non, sera lié à l’avenir même d’Avalon. Car derrière son sourire timide et ses peurs d’enfant, Martin porte en lui une responsabilité immense : celle de protéger l’équilibre fragile d’un monde magique menacé.
Gwen Disgüp
Petite Demi-trolle
Gwen n’a rien d’ordinaire, et elle en est plutôt fière. Fille de Bill, un troll venu de Norvège, et d’une mère humaine sans aucune origine magique, elle porte en elle deux mondes qui, en principe, n’auraient jamais dû se rencontrer. Avec sa famille, elle vit à Aillons-les-Mousses, dans une maison tordue et grinçante blottie sous un vieux pont, comme il sied à tout troll digne de ce nom. Protégés par le Voile, les Disgüp passent inaperçus des simples humains.
Sa première rencontre avec Martin, un peu houleuse, laisse vite place à une amitié solide. Du même âge que lui, Gwen s’impose rapidement comme sa compagne d’aventures, et bientôt comme sa plus fidèle alliée.
Car Gwen a un rêve, grand comme une montagne : devenir chevalier, siéger à la Table Ronde et suivre les traces de son idole et maître, Kristie “Gauvain” d’Orcanie. Avec son tempérament ardent, son caractère un brin prétentieux et sa détermination de fer, elle ne recule devant rien pour prouver qu’une demi-trolle peut accomplir l’impossible.
Derrière ses éclats de voix et ses défis permanents, Gwen cache pourtant une loyauté sans faille. Si Martin a parfois peur de son ombre, Gwen, elle, charge en avant, l’épée levée. Ensemble, ils forment un duo inattendu mais indissociable, soudé par une amitié qui sera plus d’une fois mise à l’épreuve.
Papy Lucien
Grand-père des montagnes
Avec son béret vissé sur le crâne, sa chemise à carreaux et ses moustaches de morse impressionnantes, Papy Lucien ne donne pas l’air de cacher de grands secrets. Amateur de bons repas et de cueillette de champignons, on le croirait simplement né dans les forêts savoyardes. Pourtant, sous cette apparence rustique se cache un ancien habitant d’Avalon, qui a quitté depuis longtemps l’agitation de la Nouvelle-Camelotte pour la sérénité des montagnes.
Solide comme un vieux chêne et toujours prêt à faire rire son entourage, papy Lucien incarne la simplicité même : la nature, le bois qu’il a longtemps travaillé en tant qu’ébéniste, et la chaleur d’un chalet plutôt que le tumulte des grandes villes. Peu de gens le savent, mais derrière son allure modeste se cache un héritage impressionnant, un manoir familial gigantesque, légué à son fils Magnus et délaissé par choix.
Grand-père attentif et malicieux, il emmène Martin partout avec lui, partageant son amour des sentiers et de la cueillette… tout en gardant jalousement quelques coins secrets pour lui seul. C’est au détour de ces promenades en forêt que Martin commencera à percevoir que son grand-père n’est peut-être pas qu’un simple Savoyard. Car derrière l’humour et les moustaches, Papy Lucien porte lui aussi l’héritage du monde magique.
Mamie Jo
spécialiste des infusions
Josetta, de son vrai nom, est la moitié pétillante de Papy Lucien. Originaire, elle aussi, de la Nouvelle-Camelotte, elle a choisi avec son mari la tranquillité des montagnes savoyardes plutôt que le tumulte des grandes cités magiques. Petite de taille mais immense de cœur, elle a su se tailler un royaume à sa mesure : sa cuisine. C’est là qu’elle passe ses journées, entourée de casseroles, d’épices, et de torchons à fleurs à inventer des plats qui régalent toute la famille.
Si ses recettes sont inoubliables, ce sont pourtant ses infusions qui sont sa véritable passion. Véritable alchimiste des herbes et des fleurs séchées, Mamie Jo confectionne des boissons chaudes aux vertus aussi délicieuses que réconfortantes. Papy Lucien les appelle affectueusement “de l’or liquide”, et chacun dans la maison sait qu’une tasse de ses préparations peut guérir les chagrins comme les gros rhumes.
Sa spécialité la plus réputée reste son fameux tonic des marmottes, une infusion revigorante qui redonne de l’énergie même aux plus fatigués des randonneurs. Toujours souriante, douce mais pleine de malice, Mamie Jo est le cœur chaleureux de la famille. C’est elle qui, par ses plats et ses breuvages, rappelle à Martin que la magie n’est jamais bien loin.
Magnus Cinglepin
Oncle au grand coeur
Magnus est le second fils de Papy Lucien et de Mamie Jo. Atteint de nanisme, il ressemble autant à son père qu’à sa mère, mêlant la robustesse du premier à la douceur malicieuse de la seconde. Toujours élégant, il porte une barbe impeccablement taillée et de longs cheveux blonds noués en catogan, preuve d’un soin particulier apporté à son apparence.
Pendant les premières années de la vie de Martin, Magnus se tient en retrait. Mais lorsque son neveu atteint ses douze ans, il se révèle enfin à lui.
Magnus n’est pas un grand aventurier, du moins, pas au sens classique du terme. Il se décrit lui-même comme un simple “gratte-papier”, mais son métier est en réalité d’une importance capitale. En tant que raccommodeur, il manie fils enchantés, ciseaux et bobines magiques pour réparer le Voile, ce sortilège qui sépare le monde magique de celui des humains. Un travail de l’ombre, patient et méticuleux, dont dépend pourtant l’équilibre entre les deux réalités.
Gardien du manoir Cinglepin à la Nouvelle-Camelotte bien qu’il y passe à vrai dire moins de temps qu’on pourrait le croire, Magnus incarne une présence rassurante. Derrière sa silhouette discrète se cache un oncle attentif, dont Martin apprend vite à apprécier la tendresse et la sagesse tranquille. Car Magnus, malgré sa petite taille, est bel et bien un homme au grand cœur.
Kristie "Gauvain" d'Orcanie
Chevalier de la table ronde
Descendante directe du chevalier Gauvain, Kristie porte avec fierté un héritage qui remonte aux plus glorieuses heures de la Table Ronde. Sa beauté lumineuse, presque angélique, dissimule un tempérament ardent et une force de caractère qui font d’elle l’une des combattantes les plus redoutées d’Avalon. Extrêmement talentueuse, elle s’est hissée parmi l’élite des chevaliers en rejoignant la Trinité du Roi Arthur : les trois gardes rapprochés du souverain, choisis pour leur loyauté et leur puissance inégalées.
D’une droiture inflexible, Kristie ne tolère aucune injustice. C’est sans doute ce sens aigu de l’honneur qui la pousse à prendre Gwen sous son aile. Voyant dans la jeune demi-trolle une étincelle de bravoure à forger, elle décide de la former pour lui donner toutes les armes afin de réaliser son rêve de devenir chevalier.
Au-delà de ses prouesses martiales, Kristie est aussi une championne de joute Avalonienne, accumulant victoires et titres avec une facilité déconcertante. Mais derrière cette réputation d’héroïne adulée par le peuple, elle conserve une chaleur humaine qui surprend ceux qui l’approchent.
Contrairement à d’autres chevaliers parfois plus distants, elle témoigne dès leur rencontre une sympathie sincère envers Martin tandis que pour Gwen, elle est une idole, un modèle à atteindre.
Mordred
Héritier de Sombrume
Fils de Morgause, la redoutable Reine noire, et neveu du grand Merlin, Mordred est une figure à la fois légendaire et maudite. Il fut mortellement blessé par le roi Arthur lui-même, il y a plus de mille cinq cents ans. Pour échapper à sa fin, il choisit de se plonger dans un sommeil magique, un exil hors du temps. À son réveil, dans le monde présent, il n’a qu’une idée en tête : s’emparer d’Excalibur, l’épée sacrée, afin de briser la prison où sa mère a été enfermée pour l’éternité.
Mordred se distingue par une loyauté sans faille envers Morgause, mais aussi par une haine profonde et inexpliquée pour son oncle Merlin. Alors que ses sœurs Viviane et Morgane ont choisi de rejoindre Merlin dans son combat, lui est resté fidèle à l’ombre, préférant la voie sombre tracée par sa mère. Ses motivations, pourtant, semblent plus complexes que le simple désir de conquête. Derrière son apparence tourmentée et son masque d’implacable guerrier, Mordred dissimule un dessein plus mystérieux encore.
Dans l’ombre, il rassemble les morgausites, fidèles partisans de sa mère et de sa vision radicale du monde magique. Peu à peu, il devient la figure d’une menace grandissante, éveillant la peur dans un royaume qui avait goûté à des siècles de paix. Redouté et fascinant, Mordred incarne le spectre du passé, un rappel que les blessures d’Avalon ne se sont jamais complètement refermées.
Merlin
Le grand enchanteur
Frère jumeau de Morgause, Merlin est sans doute le plus illustre des enchanteurs que le monde ait connus. Il y a plus de mille cinq cents ans, alors qu’une guerre sanglante menaçait d’anéantir le monde magique, il créa, avec l’aide de ses nièces Viviane et Morgane, l’arme la plus sacrée de toutes : Excalibur. Cette épée, par son chant, maintient l’unité d’Avalon et nourrit le sortilège du Voile, ce fragile tissu qui cache encore aujourd’hui la magie aux yeux des humains.
Confronté à la folie grandissante de sa sœur, Merlin ne trouva pas la force de l’anéantir. Il choisit au contraire de l’enfermer dans la coupe du Graal, et confia au chevalier Galahad la mission de la dissimuler à jamais. Ce choix, douloureux mais empreint de compassion, témoigne de la bonté profonde qui guida chacun de ses actes, même dans les heures les plus sombres.
Homme de grande sensibilité, Merlin a souvent dû porter le poids de décisions impossibles. Pourtant, une lumière douce émane toujours de lui, une lueur d’espoir qu’aucune épreuve n’a jamais pu éteindre. Bien que son corps ait depuis longtemps disparu, son esprit demeure présent. À Martin, il apparaît en rêve, comme une voix familière et rassurante, un guide dont le lien semble dépasser la magie elle-même.
L'auteur
Pierrick Carrel
Pierrick CARREL est une bien étrange créature. Ce passionné d’art sous presque toutes ses formes a suivi un parcours des plus atypiques. D’abord dans le dessin, où il fait les beaux-arts, puis une école d’arts appliqués, puis dans la bijouterie où il passe son diplôme et décroche un travail à Paris.
Cependant, ne trouvant pas vraiment ce qu’il recherchait dans ce milieu, notre curieux individu revient vers ses belles montagnes savoyardes, et finit par trouver un travail dans le composite. Il quitte ce dernier en 2024 pour de nouveau horizon et se reconvertir vers le webdesign.
Mais ses deux grandes passions, le dessin et l’écriture, ne le quitteront jamais. Tout au long de ce chemin peu commun, cet énergumène ne cessera de griffonner lutins, fées et autres créatures sur ses cahiers, ainsi que de tapoter nerveusement ses histoires de mondes merveilleux sur son ordinateur. Car oui, Pierrick CARREL préfère de loin le lointain monde de l’imaginaire au nôtre, pour lui trop triste et étriqué.
Il a écrit de nombreux petits récits pour lui-même, mais aujourd’hui c’est avec plaisir et fierté qu’il partage avec vous sa première saga jeunesse aux Éditions Legacy : Martin Cinglepin.
Actualités
Prochaines dédicaces
Salon du livre " Les optimales "
Retrouvez-moi en dédicace parmi beaucoup d’autres auteurs au salon du livre » Les optimales «
Le samedi 17 janvier 2026 de 10h à 18h30
et le dimanche 18 janvier 2026 de 10h à 17h30.
Espace culturel de Livron-sur-Drôme.
Toutes les infos sur www.optimales.fr
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Salon du livre " Des livres et vous "
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Du samedi 28 février 2026
au dimanche 1 mars 2026
de 9h à 18h.
Salle la Révolle, à la villette d’Anthon.
plus d’infos sur https://www.facebook.com/salondeslivresetvous
Tome III
Bientôt de nouvelles aventures !
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Quelques avis de lecteurs
Raf Morgane2025-08-06vérifié belle revisite jeunesse de la légende arthurienne Mon retour sur Martin Cinglepin et le chant d’Excalibur de Pierrick Carrel aux éditions Legacy.C’est une très chouette revisite jeunesse de la légende arthurienne. Les généalogies sont bousculées mais on retrouve de nombreux éléments arthuriens : notamment des références et des allusions à des lieux ou des personnages.Je ne peux rien dévoiler de l’intrigue sous peine de vous gâcher le plaisir de la découverte, à l’instar de notre jeune héros qui va de révélation en révélation dans ce récit initiatique.Tout ce que je peux vous dire, c’est que l'histoire est captivante et que les protagonistes vivent de nombreuses aventures et surmontent nombres d’épreuves toutes plus dangereuses les unes que les autres.J’ai beaucoup aimé le traitement de la magie, notamment grâce aux objets magiques qui nous sont présentés comme le magikoscope ou les biglettes entre autres. Quelle ingéniosité de l’auteur !J’ai également adoré la théorie du voile qui sépare les mondes, les explications sont passionnantes. Idem, pour la théorie entourant Excalibur et son fameux chant du titre.La description d’Avalon est des plus féériques, Pierrick Carrel a vraiment une bien belle imagination !Petit plus qui a son importance : chevaliers et chevaleresses se côtoient sans aucun problème de genre, ça fait du bien! Le seul petit bémol à ce niveau, c’est à mon sens le rôle assez réducteur de Mamie Jo confinée à ses fourneaux, dommage!Bref, je conseille vivement cette lecture jeunesse fort sympathique pas seulement pour les enfants.J’ai vu qu’un tome 2 était sorti et il a déjà intégré ma kindle ! En effet, on est sur une fin assez ouverte et j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Martin et Gwen… milloo2024-06-13vérifié Une aventure à Avalon J'ai adoré ! C'est un livre jeunesse mais les adultes y trouvent largement leur compte. Une aventure incroyable pour le petit Martin. Tout commence pendant ses vacances chez ses grands-parents....et je ne vous dirai rien de plus pour ne pas vous gâcher l'expérience.C'est drôle, frais, palpitant, bien écrit.L'illustration de la couverture a été réalisé par l'auteur. Quel talent !Vivement la lecture du tome 2 !Je recommande à tous les fans de la légende arthurienne. Co et ses livres (Corinne)2020-12-23vérifié Coup de coeur ! Ce livre est destiné aux jeunes à partir de 9/10 ans. , mais également à tous les adultes qui ont su garder une âme d’enfant. Le vocabulaire n’est pas compliqué mais il n’est pas non plus « bêtifiant » pour un adulte.Comme vous avez pu le deviner grâce au titre et à l’accroche, l’auteur nous propose une version de la légende d’Excalibur, la fameuse épée du roi Arthur. Elle a été complètement revisite et j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à ça ! J’ai été surprise, dans le bon sens du terme !*******Me voilà en panne d’inspiration au moment de partager mon ressenti. Tout simplement parce que j’ai adoré cette histoire et dévoré le livre. J’ai eu autant de plaisir à ma lecture que lorsque j’ai lu les Harry Potter, c’est tout dire ! Un monde de magie dans lequel on va de découverte en découverte, de l’amitié, du danger, des secrets...Je voudrais vous donner l’envie de le lire, d’explorer cet univers si riche. Mais je ne suis pas auteure et je n’ai pas la magie des mots. J’ai écrit plusieurs brouillons, effacé et recommencé plusieurs fois sans être satisfaite du résultat. Je ne le suis toujours pas d’ailleurs ! Je n’arrive pas à vous décrire ce sentiment, ce moment d’évasion sans prise de tête. Un moment où rien d’autre ne compte que l’histoire que l’histoire que je suis en train de lire. Un moment où les seuls soucis que j’ai ont été ceux des héros de ce récit. Une parenthèse dans une bulle cocon, dans laquelle le monde extérieur ne peut pas nous atteindre et qui déconnecte de la réalité.En bref : un gros coup de cœur pour ce livre que je conseille à tous ceux qui aiment la magie, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes. Vivement un autre tome !!! nonomusic2020-06-28vérifié Très belle aventure Quelle belle histoire! avec des personnages si attachants, qui évoluent dans un univers fantastique et captivant. On sort de cette lecture avec des étoiles plein les yeux et des rêves d'enfant plein la tête. Martine2020-04-25vérifié Merveilleuse aventure pour tout âge Une lecture qui nous amène dans un monde imaginaire avec des personnages attachants et beaucoup de rebondissements. Une fois le le livre commencé, j ai été happée par cette aventure merveilleuse. A lire sans modération pour les jeunes et moins jeunes. J attends les nouvelles aventures de Martin et son amie Gwen avec impatience !Martine Denis2020-03-16vérifié martin cinglepin tres belle histoire plein de magie et de rebondissements a lire sans moderation vivement la suite Dreux gaelle2020-03-06vérifié Excellent!!! Je recommande ce premier roman +++Une histoire captivante, des personnages hauts en couleurs et attachant...Ce livre jeunesse est vraiment à lire et relire, je le conseil pour vos enfants à partir de 10 ans mais aussi à tout à âge.... car on ne s’ennuie jamais et c’est tellement agréable de retrouver les parfums de l’enfance dans un bon livre!